Bâtiment
Flocages amiantés dans les bâtiments industriels et agricoles

Moins connu que la toiture en fibrociment, le flocage amianté a pourtant équipé un certain nombre de bâtiments industriels et agricoles construits ou aménagés avant l'interdiction du matériau. Projeté sur une charpente ou une structure métallique pour ses qualités de protection au feu et d'isolation, il se rencontre parfois dans des hangars reconvertis ou des bâtiments d'exploitation viticole de la Marne.
Un matériau projeté pour la protection au feu
Le flocage se présente comme une couche fibreuse appliquée par projection directement sur les éléments porteurs d'un bâtiment, poutres, poteaux ou charpente métallique, parfois sur plusieurs centimètres d'épaisseur. Dans les bâtiments agricoles et industriels, il a surtout servi à protéger la structure en cas d'incendie, une fonction que l'on retrouve aussi dans certains anciens locaux d'exploitation reconvertis en atelier ou en stockage, où la charpente d'origine a été conservée telle quelle.
Une texture qui le rend plus sensible qu'un matériau compact
À la différence d'une plaque de fibrociment, dont la matrice ciment retient les fibres tant qu'elle n'est pas cassée ou percée, le flocage présente une structure pulvérulente qui peut libérer des fibres avec un contact relativement léger, y compris un simple courant d'air soutenu dans un grand volume. C'est cette caractéristique qui justifie une prudence renforcée dès qu'un bâtiment susceptible d'en porter fait l'objet d'un projet de rénovation, de démolition partielle ou même d'un simple nettoyage de charpente.

Reconnaître les bâtiments les plus concernés
Les hangars agricoles construits ou transformés entre les années 1960 et 1990, les bâtiments viticoles ayant accueilli une activité industrielle secondaire et certains ateliers reconvertis présentent le profil le plus fréquemment associé au flocage amianté. Un bâtiment qui a changé plusieurs fois d'affectation au fil des décennies, entrepôt puis atelier puis stockage, cumule souvent les probabilités d'en porter à un moment ou un autre de son histoire. Sa présence reste cependant impossible à confirmer sans un repérage, y compris pour un œil habitué au bâtiment agricole.
Le repérage, seule réponse fiable avant travaux
Un diagnostiqueur certifié, indépendant de l'entreprise de retrait, prélève un échantillon du flocage suspecté et détermine s'il contient de l'amiante ainsi que son état de conservation. Ce prélèvement, réalisé en hauteur sur une charpente, demande un accès sécurisé que le diagnostiqueur organise lui-même. Ce document sert de base à notre intervention : nous ne réalisons jamais ce repérage nous-mêmes, mais nous nous appuyons sur ses conclusions pour construire le plan de retrait adapté à la structure concernée.
Un confinement renforcé pour un matériau friable
La friabilité du flocage impose un confinement particulièrement soigné avant toute dépose : isolement complet de la zone, mise en dépression, humidification continue du matériau pendant le retrait. Ces précautions dépassent souvent celles d'un chantier de toiture en fibrociment, en raison du comportement différent du matériau une fois manipulé.
Après le retrait, une structure prête pour la suite du projet
Une fois le flocage retiré et les déchets conditionnés puis évacués vers une filière autorisée, la charpente ou la structure métallique reste disponible pour la suite du projet, qu'il s'agisse d'une nouvelle protection au feu, d'un habillage ou d'un changement d'usage du bâtiment. Un contrôle visuel de la structure permet aussi de vérifier son état avant d'envisager la suite des travaux.
Un projet de reconversion à anticiper dès l'achat
Un hangar agricole ou un ancien bâtiment industriel acheté en vue d'une reconversion, atelier, stockage ou local d'activité, mérite un repérage dès la phase de projet, avant de s'engager sur un calendrier de travaux qui pourrait se heurter à un flocage non identifié en cours de chantier.
Chaque hangar ou bâtiment agricole a sa propre histoire de transformations successives. Nous visitons toujours le site pour évaluer l'accès à la structure concernée avant de proposer un plan de retrait, quelle que soit l'ampleur du chantier.


